Techniques SMAS

Le concept de suspension dans la couche tissulaire profonde a marqué un changement de paradigme majeur dans la technique de lifting. Tord Skoog a été l’un des premiers partisans d’une suspension plus profonde au lieu de s’en remettre uniquement à la tension de la peau. Cependant, ce n’est qu’en 1976 que Mitz et Peyronie décrivent le système musculo-aponeurotique superficiel, ou SMAS.

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Les adhérences fibreuses du SMAS sur la graisse et la peau sous-cutanées sus-jacentes ont permis une manipulation chirurgicale du SMAS afin de modifier la peau. Ce concept anatomique s’est rapidement répandu dans le monde de la chirurgie esthétique et les techniques de levage SMAS sont devenues la norme depuis plusieurs décennies. La gestion du SMAS reste toujours un élément essentiel des résultats positifs obtenus aujourd’hui.

Les principales méthodes pour aborder le SMAS impliquent soit une plication, soit une imbrication. La plicature implique la suspension de suture seule pour inverser les vecteurs du vieillissement. Le SMAS de la face inférieure est dessiné verticalement par pliage et ancré au SMAS plus immobile recouvrant la parotide. L’auteur utilise une variante de cette technique, appelée «cerclage buccal», qui consiste en une série de trois points de suture en suspension distincts pour soulever le cou, la face inférieure et améliorer la ligne de la mâchoire.

L’imbrication du SMAS consiste en une incision dans la couche SMAS avec résection d’une partie du SMAS suivie d’une suspension de suture des extrémités incisées pour inverser les vecteurs du vieillissement. L’imbrication implique généralement une dissection sous-SMAS limitée au bord antérieur de la parotide.

Ces techniques sont généralement considérées comme sûres et faciles à maîtriser. La plication et l’imbrication de SMAS, lorsqu’elles sont effectuées correctement, posent peu de risque pour le nerf facial avec une bonne efficacité à long terme. En ce qui concerne la plicature, la principale préoccupation concerne la capacité de la suture à maintenir l’ascenseur sans «câblage de fromage» à travers le tissu soulevé. L’imbrication et la plicature du SMAS sont moins efficaces dans le rajeunissement du pli médian et du pli mélolabial, car elles constituent la ligne du cou à la mâchoire.

Des études historiques ont comparé l’efficacité des techniques SMAS avec les interventions cutanées. Tipton en 1974 et Rees et Aston en 1977 ont réalisé des interventions mixtes de lifting frontal du visage utilisant un lifting uniquement de la peau d’un côté et une modification du SMAS de l’autre. Des photographies postopératoires ont été prises à des fins de comparaison, sans différence notée entre les deux côtés. Ces études souffraient toutefois du manque de mesures objectives standardisées pour analyser efficacement les différences entre les techniques.